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Une bonne habitude à prendre...

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Boire un jus de citron fraîchement pressé le matin à jeun, c'est une habitude que j'ai adoptée il y a déjà presque 6 mois, dans le cadre de ce changement d'habitudes dans ma vie (celui que je partage avec vous dans mes spectacles ;)). Cela m'avait été conseillé par des personnes bien plus doctes que moi.

A mon tour, je vous le conseille, bien que n'étant pas moi-même un spécialiste du sujet...
Disons plus simplement et humblement, que l'automne arrivant, je vous encourage à essayer pendant quelques mois ! ;)

Le citron, en plus de sa forte teneur en vitamine C que tout le monde lui connait, posséde bon nombre d'autres vertus, notamment antioxydante, et surtout alcalinisation du corps (c'est à dire qu'il lutte contre l'acidification du corps, facteur de maladies).

Voici quelques liens intéressants sur le sujet :

Pourquoi boire de l'eau chaude et du citron le matin à jeun ?
Le citron plus puissant que la chimiothérapie ?
Quelques vertus du citron

NB je n'ai aucune action dans le commerce ou la culture du citron ! ;)

Explorez de nouveaux horizons

"Dans vingt ans, vous serez plus déçu des choses que vous n’avez pas faites que des choses que vous avez faites. Alors larguez les amarres ! Quittez la sécurité du port. Laissez les alizés gonfler vos voiles. Explorez ! Rêvez ! Découvrez de nouveaux horizons."
MARK TWAIN

Le maître Zen et le scorpion

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Un Maître Zen vit un scorpion se noyer et décida de l'aider.

Lorsque il le fit, le scorpion le piqua. Sous l’effet de la douleur, le maître lâcha l’animal qui de nouveau tomba à l’eau et recommença à se noyer.

Le maître tenta de le sortir de l'eau une nouvelle fois. L’animal le piqua encore une fois.

Un jeune disciple qui était en train d’observer se rapprocha du Maître et lui dit :

"Excusez-moi Maître, mais pourquoi insistez vous ?! Ne comprenez vous pas qu’à chaque fois que vous tenterez de le tirer de l’eau il va vous piquer ?"

Le maître répondit:

"La nature du scorpion est de piquer et cela ne va pas changer la mienne qui est d’aider !"

Puis, après avoir réfléchi, à l’aide d’une feuille, il tira le scorpion de l’eau et lui sauva la vie. Alors il s’adressa à son jeune disciple :

"Ne change pas ta nature si quelqu’un te fait mal. Prends juste des précautions.
Les uns poursuivent le bonheur, les autres le créent.
Préoccupe-toi plus de ta conscience que de ta réputation.
Parce que ta conscience c'est ce que tu es et ta réputation c’est ce que les autres pensent de toi…"

Le conte chaud et doux des Chaudoudoux

530575-430569617015096-1484210391-n.jpgIl était une fois, dans des temps très anciens, des gens qui vivaient très heureux. Ils s'appelaient Timothée et Marguerite et avaient deux enfants, Charlotte et Valentin. Ils étaient très heureux et avaient beaucoup d'amis.

Pour comprendre à quel point ils étaient heureux, il faut savoir comment on vivait à cette époque-là. Chaque enfant, à sa naissance, recevait un sac plein de chaudoudoux. Je ne peux pas dire combien il y en avait dans ce sac on ne pouvait pas les compter. Ils étaient inépuisables. Lorsqu'une personne mettait la main dans son sac, elle trouvait toujours un chaudoudou. Les chaudoudoux étaient très appréciés. Chaque fois que quelqu'un en recevait un, il se sentait chaud et doux de partout.

Ceux qui n'en avaient pas régulièrement finissaient par attraper mal au dos, puis ils se ratatinaient, parfois même en mouraient. En ce temps-là, c'était très facile de se procurer des chaudoudoux. Lorsque quelqu'un en avait envie, il s'approchait de toi et te demandait : " Je voudrais un chaudoudoux ". Tu plongeais alors la main dans ton sac pour en sortir un chaudoudou de la taille d'une main de petite fille. Dès que le chaudoudoux voyait le jour, il commençait à sourire et à s'épanouir en un grand et moelleux chaudoudoux. Tu le posais alors sur l'épaule, la tête ou les genoux, et il se pelotonnait câlineusement contre la peau en donnant des sensations chaleureuses et très agréables dans tout le corps.

Les gens n'arrêtaient pas d'échanger des chaudoudoux. et, comme ils étaient gratuits, on pouvait en avoir autant que l'on en voulait. Du coup, presque tout le monde vivait heureux et se sentait chaud et doux.

Je dis « presque », car quelqu'un n'était pas content de voir les gens échanger des chaudoudoux. C'était la vilaine sorcière Belzépha. Elle était même très en colère. Les gens étaient tous si heureux que personne n'achetait plus ses philtres ni ses potions. Elle décida qu'il fallait que cela cesse et imagina un plan très méchant.

Un beau matin, Belzépha s'approcha de Timothée et lui parla à l'oreille tandis qu'il regardait Marguerite et Charlotte jouer gaiement. Elle lui chuchota : « Vois-tu tous les chaudoudoux que Marguerite donne à Charlotte ? Tu sais, si elle continue comme cela, il n'en restera plus pour toi ». Timothée s'étonna : « Tu veux dire qu'il n'y aura plus de chaudoudoux dans notre sac chaque fois que l'on en voudra un ? » « Absolument, répondit Belzépha. Quand il n'y en a plus, c'est fini ». Et elle s'envola en ricanant sur son balai. Timothée prit cela très au sérieux, et désormais, lorsque Marguerite faisait don d'un chaudoudoux à quelqu'un d'autre que lui, il avait peur qu'il ne lui en reste plus.

Et si la sorcière avait raison ? Il aimait beaucoup les chaudoudoux de Marguerite, et l'idée qu'il pourrait en manquer l'inquiétait profondément, et le mettait même en colère. Il se mit à la surveiller pour ne pas qu'elle gaspille les chaudoudoux et en distribue trop aux enfants ou à n'importe qui.

Puis il se plaignit chaque fois que Marguerite donnait un chaudoudoux à quelqu'un d'autre que lui. Comme Marguerite l'aimait beaucoup, elle cessa d'offrir des chaudoudoux aux autres et les garda pour lui tout seul. Les enfants voyaient tout cela, et ils pensaient que ce n'était vraiment pas bien de refuser des chaudoudoux à ceux qui vous en demandaient et en avaient envie. Mais eux aussi commencèrent à faire très attention à leurs chaudoudoux. Ils surveillaient leurs parents attentivement, et quand ils trouvaient qu'ils donnaient trop de chaudoudoux aux autres, ils s'en plaignaient. Ils étaient inquiets à l'idée que leurs parents gaspillent les chaudoudoux.

La vie avait bien changé : le plan diabolique de la sorcière marchait ! Ils avaient beau trouver des chaudoudoux à chaque fois qu'ils plongeaient la main dans leur sac, ils le faisaient de moins en moins et devenaient chaque jour plus avares. Bientôt tout le monde remarqua le manque de chaudoudoux, et tout le monde se sentit moins chaud et moins doux.

Les gens s'arrêtèrent de sourire, d'être gentils, certains commencèrent à se ratatiner, parfois même ils mouraient du manque de chaudoudoux. Ils allaient de plus en plus souvent acheter des philtres et des potions à la sorcière. Ils savaient que cela ne servait à rien, mais ils n'avaient pas trouvé autre chose ! La situation devint de plus en plus grave. Pourtant la vilaine Belzépha ne voulait pas que les gens meurent. Une fois morts, ils ne pouvaient plus rien lui acheter.

Alors elle mit au point un nouveau plan. Elle distribua à chacun un sac qui ressemblait beaucoup à un sac des chaudoudoux, sauf qu'il était froid, alors que celui qui contenait les chaudoudoux était chaud. Dans ces sacs, Belzépha avait mis des froids-piquants. Ces froids-piquants ne rendaient pas ceux qui les recevaient chauds et doux, mais plutôt froids et hargneux. Cependant, c'était mieux que rien. Ils empêchaient les gens de se ratatiner. À partir de ce moment-là, lorsque quelqu'un disait : « Je voudrais un chaudoudoux », ceux qui craignaient d'épuiser leur réserve de chaudoudoux répondaient : « Je ne peux pas vous donner un chaudoudoux, mais voulez-vous un froid-piquant ? ».

Parfois, deux personnes se rencontraient en pensant qu'elles allaient s'offrir des chaudoudoux, mais l'une changeait soudain d'avis, et finalement elles se donnaient des froids-piquants. Dorénavant, les gens mouraient presque plus, mais la plupart étaient malheureux, avaient froid et étaient hargneux. La vie devint encore plus difficile : les chaudoudoux qui au début étaient disponibles comme l'air que l'on respire, devinrent de plus en plus rares. Les gens auraient fait n'importe quoi pour en obtenir.

Avant l'arrivée de la sorcière, ils se réunissaient souvent par petits groupes pour échanger des chaudoudoux, se faire plaisir sans compter, sans se soucier de qui offrait ou recevait le plus de chaudoudoux. Depuis le plan de Belzépha, ils restaient par deux et gardaient les chaudoudoux l'un pour l'autre. Quand ils se trompaient en offrant un chaudoudoux à une autre personne, ils se sentaient coupable, sachant que leur partenaire souffrirait du manque.

Ceux qui ne trouvaient personne pour leur faire don de chaudoudoux étaient obligés de les acheter et devaient travailler de longues heures pour les gagner.

Les chaudoudoux étaient devenus si rares que certains prenaient des froids-piquants qui, eux, étaient innombrables et gratuits. Ils les recouvraient de plumes un peu douces pour cacher les piquants et les faisaient passer pour des chaudoudoux. Mais ces faux chaudoudoux compliquaient la situation. Par exemple, quand deux personnes se rencontraient et échangeaient des faux chaudoudoux, elles s'attendaient à ressentir une douce chaleur et s'en réjouissaient à l'avance et, au lieu de cela, elles se sentaient très mal. Comme elles croyaient s'être donné de vrais chaudoudoux, plus personne n'y comprenait rien !

Évidemment comment comprendre que ses sensations désagréables étaient provoquées par les froids-piquants déguisés en faux chaudoudoux ? La vie était bien triste ! Timothée se souvenait que tout avait commencé quand Belzépha leur avait fait croire qu'un jour où ils ne s’y attendraient pas, ils trouveraient leurs sacs de chaudoudoux désespérément vides.

Mais écoutez ce qui se passa. Une jeune femme gaie et épanouie, aux formes généreuses, arriva alors dans ce triste pays. Elle semblait ne jamais avoir entendu parler de la méchante sorcière et distribuait des chaudoudoux en abondance sans crainte d'en manquer. Elle en offrait gratuitement, même sans qu'on lui en demande. Les gens l'appelèrent Julie Doudoux. Mais certains la désapprouvèrent parce qu'elle apprenait aux enfants à donner des chaudoudoux sans avoir peur d'en manquer.

Les enfants l'aimaient beaucoup parce qu'ils se sentaient bien avec elle. Eux aussi commencèrent à distribuer à nouveau des chaudoudoux comme ils en avaient envie. Les grandes personnes étaient inquiètes et décidèrent de passer une loi pour protéger les enfants et les empêcher de gaspiller leurs chaudoudoux.

Malgré cette loi, beaucoup d'enfants continuèrent à échanger des chaudoudoux chaque fois qu'ils en avaient envie et qu'on leur en demandait. Et comme il y avait beaucoup d'enfants, beaucoup d'enfants, presque autant que les grandes personnes, il semblait que les enfants allaient gagner. À présent, on ne sait pas encore comment ça va finir.

Est-ce que les grandes personnes, avec leur loi, vont arrêter l'insouciance des enfants ? Vont-elles se décider à suivre l'exemple de la jeune femme et les enfants et prendre le risque en supposant qu'il y aura toujours autant de chaudoudoux que l'on voudra ? Se souviendront-elles des jours heureux que leurs enfants veulent retrouver, du temps où les chaudoudoux existaient en abondance parce qu'on les donnait sans compter ?

Claude Steiner
Traduction : François Paul-Cavallier
Le conte, illustré par Pef, est disponible chez InterEditions

Aider les autres...

Le jour où j'ai ouvert les yeux,
J'ai réalisé que je ne peux aider tout le monde,
Ou les forcer à ouvrir les yeux eux aussi,
Et que même s'ils souffrent et s'en plaignent,
Certains ne veulent pas être aidés, changer ou ouvrir les yeux.

Le jour où j'ai ouvert les yeux,
J'ai pris conscience que même s'ils veulent changer,
Peu sont prêts à en payer le prix ou faire des efforts pour ça !
Alors, j'ai remercié pour avoir eu la force de le faire,
Pour avoir décidé de le faire ... chaque jour !

Les croyances

Petit billet d'humeur aujourd'hui...

Croire que quelque chose n'existe pas simplement parce qu'il n'y a pas de preuve de son existence, est une croyance en soi. Une absence de preuve n'est pas une preuve d'absence.
 
D'ailleurs comment pourrait-on voir ces preuves si on a déjà décidé de ne pas croire ? "On ne voit que ce en quoi on croit déjà"
 
Une petite précision utile... Avoir une croyance, c'est croire en quelque chose pour lequel il n'y a pas de preuve absolue: Dieu, la vie extraterrestre, la vie après la mort, les fantômes, la théorie du Big Bang ou de l'évolution des espèces ou de la relativité (pourquoi ça s'appelle une théorie à votre avis ?), la voyance, etc... même si la probabilité est importante, ou pas d'ailleurs, même si un faisceau d'indice semble converger vers quelque chose...
 
Quand on essaye de convaincre les autres qu'ils ont tort de croire ou de ne pas croire, qu'on affirme que nos croyances sont meilleures que celles des autres ou qu'elles ne peuvent être remises en cause (surtout si en plus on émet un jugement de valeur sur ces personnes ou leurs croyances), croyance contre croyance, une histoire d'opinion en somme, c'est de l'intégrisme ou du dogmatisme !
 
(Intégrisme: attitude des croyants qui refusent toute évolution - Dogmatisme: caractère des opinions affirmées comme des certitudes, des vérités indiscutables)
 
Beaucoup se prétendent cartésiens ou sceptiques et disent que c'est pour cette raison qu'ils nient l'existence de pratiquement tout ce que la science ne considère pas comme vérifié (accessoirement, bien souvent leur monde me semble bien triste et trèèèès matériel !) Pourquoi pas ? En fait, ça pourrait même être une bonne chose d'être cartésien ou sceptique (pas de nier systématiquement), si tant est qu'on sache réellement de quoi on parle et qu'on le soit vraiment !
 
Un sceptique c'est quelqu'un qui applique le doute systématique, c'est à dire qui n'accepte rien sans l'avoir auparavant validé par lui même. C'est Saint Thomas en somme. Il ne se prononce pas sans preuve, donc quand il n'en a pas, il ne dit pas: "je crois que ça n'existe pas", il dit: "je ne sais pas !"
 
Une personne cartésienne, c'est une personne qui applique la démarche de Descartes dans son fameux ''Discours de la Méthode''. La seule chose que la plupart en connaissent c'est le fameux "Cogito ergo sum", en français "Je pense donc je suis". Il part de ce postulat pour tout redémontrer dans la plupart des domaines de l'époque (scientifique, philosophique et métaphysique). Les pseudos cartésiens feraient bien de le lire réellement car dans la quatrième partie, il démontre l'existence de Dieu ainsi que de l'âme, chose que les personnes se réclamant de sa démarche ont tendance à oublier !
 
Soit dit en passant, la plupart de ceux qui se réclament d'une soit-disant démarche scientifique rationnelle ne sont ni logiques ni rationnels puisque certaines de leurs vérités ne sont pas vérifiées elles-mêmes et ne seraient donc, ni plus ni moins, qu'une certaine forme de croyances ! [*]
Étrangement, quand il s'agit de politique, je trouve ces personnes tout à coup beaucoup, beaucoup moins "critiques" ! ... dans ces nouvelles religions où des prêcheurs transmettent la parole d'un prophète à des fidèles qui l'acceptent sans jamais la remettre en cause, et qui le suivent aveuglément - pour reprendre le discours que je les entends souvent tenir pour parler de la religion ou des croyances qui ne sont pas les leurs !

[* quand il ne s'agit pas de carrément répandre des hoaxes plus ou moins nauséabonds, la plupart du temps liés à une idéologie dont les valeurs sont entre autres le racisme, l'homophobie, la remise en cause de certaines prestations sociales, etc. sous couvert de pseudo-nationalisme ! Mais c'est un autre débat...
]
 
J'entends souvent l'argument qui consiste à dire qu'on veut éclairer les crédules. FOUTAISES !

D'une part, ce serait prétendre détenir la vérité (sachant que je ne pense pas qu'il puisse n'y en avoir qu'une; nous nous construisons notre propre réalité) et que ces personnes se trompent, ce qui est très loin d'être le cas pour les raisons évoquées précédemment.
Et d'autre part, c'est avec une telle démarche qu'on a imposé de force les valeurs (et les croyances !) occidentales à des populations qui n'en avaient pas besoin, dont la civilisation était tout aussi valable, pour mieux pouvoir les asservir et les exploiter ("c'est pour leur bien !")

Pour ma part, permettez moi de m'interroger sur les réelles motivations qui sous-tendent une telle démarche...
 
Nous avons tous besoin de croire en quelque chose, quoi que ce soit: que la science est toute puissante, que les hommes politiques peuvent changer les choses sans que nous ayons besoin de changer nous même nos comportements, que les hommes politiques sont des gens bien, que Dieu existe, qu'il existe autre chose ailleurs, qu'il existe autre chose après la mort, que demain sera mieux qu'hier, que quelque chose autour de nous nous protège et nous guide ou nous envoie des messages, etc...
 
Pourquoi ne pas tolérer et accepter que nous sommes tous différents, nous enrichir mutuellement de nos mondes respectifs ?
 
Personnellement, je préfère vivre dans un monde riche, varié et dans lequel le merveilleux pourrait exister que dans celui froid et matérialiste que certains voudraient nous imposer !