De la curiosité : savoir ou ne pas savoir ?

La curiosité est-elle un vilain défaut ?
J'ai toujours pensé au contraire que c'était une qualité.

Pourtant, si on ne veux pas savoir quelque chose, si on ne veut pas souffrir de savoir certaines choses, peut-être vaudrait-il mieux ne jamais les découvrir. Quand il y a une réponse qu'on ne veut pas avoir, mieux vaut ne pas poser la question, non ?

Malheureusement, parfois ces choses, ces réponses qu'on préférerait ne pas avoir, viennent à nous sans qu'on les ait vraiment cherchées. Faut-il écouter ces réponses ? Faut-il regarder les choses en face ou bien, pour préserver l'image qu'on se faisait des personnes, pour préserver l'amour qu'on pouvait ressentir pour elles, pour ne pas souffrir, ne vaudrait-il pas mieux faire en sorte de ne pas savoir ?

Par exemple, cette amie qui nous dit certaines choses, peut-être pour nous ménager, et pour laquelle les circonstances, le hasard, nous amènent à découvrir qu'elle nous a menti. Faut-il écouter, regarder les choses en face, constater qu'il y a eu mensonge, ou bien faut-il se boucher les oreilles, détourner le regard et passer son chemin ?

Que faire ensuite ? Comment vivre avec ça ? Est-il possible de faire comme si on ne savait rien ?

Sans doute parfois vaudrait-il mieux ne pas savoir, ou peut-être, ne pas tout savoir...
Je crois pourtant que le hasard n'existe pas. Si j'ai découvert certaines choses, c'est forcément pour une bonne raison, pour m'en apprendre plus sur moi-même. C'est donc à moi ensuite de découvrir quoi et pourquoi !

 

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