Billets de gero-mentaliste

La réalité ? ... ou nos réalités ?

"Ce que l'homme appelle vérité, c'est toujours sa vérité, c'est-à-dire l'aspect sous lequel les choses lui apparaissent." - Protagoras

"La réalité n’est qu’une illusion, bien que très tenace." - Albert Einstein

J'en parle régulièrement : NOUS SOMMES DES CONSTRUCTEURS DE RÉALITÉ !

Même si ça peut rassurer de croire le contraire, LA réalité n'existe pas en tant que telle, il n'y a que des réalités que nous construisons en fonction de notre capacité à percevoir, de notre niveau de conscience, de nos croyances, de notre point de vue sur les choses, de notre vision du monde (liée le plus souvent à ce qu'on nous a fait croire que le monde était) et de nos objectifs qu'ils soient conscients ou pas. Cette réalité que nous nous sommes construite évolue donc en fonction de l'évolution de toutes ces choses !

En changeant juste un seul de ces éléments, notre réalité elle-même change. Nous pouvons changer notre réalité et non plus la subir ! (ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit, des évènements arrivent, je ne parle pas de ça, je parle de changer la manière de les percevoir, donc de les ressentir et de réagir)

Prendre conscience et accepter que cette réalité n'est qu'une sorte de croyance d'une part et que ma réalité peut ne pas être la même que celle des autres sans pour autant qu'ils se trompent d'autre part, est un premier pas vers moins de souffrance et permet aussi de mieux comprendre et accepter les autres ;)

Pourquoi j'écris...

Ainsi que je l'avais écrit il y a peu, j'écris en temps normal assez rarement sur internet. Je ne me considère pas du tout comme un littéraire, un écrivain ou encore un essayiste. Je ne me considère pas non plus comme quelqu'un dont l'avis a une réelle importance.

Non, j'écris essentiellement pour me débarrasser des pensées qui me tournent en rond dans la tête, souvent parce que quelque chose me fait réagir ou me perturbe...

Bien souvent, je prends simplement une feuille de papier car ce sont des pensées qui ne regardent pas la "communauté". Je ne conserve alors même pas ce que j'ai écrit, car c'était juste pour évacuer toutes ces idées (et éventuellement parfois les organiser un peu) ;)

Mais ces temps-ci, j'écris beaucoup sur internet, car je suis malheureusement trop souvent perturbé par ce que j'y lis...

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Et finalement, je me rends compte en écrivant ce petit texte (et je trouve ça plutôt rassurant) que j'écris tout de même la plupart du temps surtout des idées qui me viennent concernant mes prestations artistiques ! (et je commence à avoir un certain nombre de cahiers remplis de ces idées puisque j'en remplis au moins un de 200 pages par an !) ;)

"Prouvez-le !"

Une citation que je viens de lire sur le mur d'un ami et issue d'une page d'athées qui "réfléchissent" (comme si les croyants n'y parvenaient pas) :

"Il n'y a pas une seule religion qui peut survivre à ces 2 mots : prouvez-le !"

Il me semble qu'il n'y a pas non plus un seul athée qui puisse répondre à ça : Dieu n'existe pas ? Prouvez-le !

En effet, messieurs les athées bien-pensants, vous ne pourrez pas non plus prouver que Dieu n'existe pas. Vous CROYEZ que Dieu n'existe pas. Mais en fait, vous n'en savez rien ! Vous avez CHOISI de CROIRE que Dieu n'existe pas. Votre conviction, votre assurance arrogante n'est qu'une croyance, ni plus, ni moins légitime ou valable que celle de croire en Dieu !

Une absence de preuve n'a jamais été une preuve d'absence !

Finalement, quand vous voulez convaincre les autres d'adopter votre croyance (voire l'imposer), cette croyance que vous jugez supérieure, la seule valable et véritable ... heu, comment dire, ça me fait penser à certaines choses d'aujourd'hui et d'hier ... et je préfère ne pas en dire plus pour ne pas vous froisser ! ;)

Pour ma part, je ne sais pas si un Dieu doté d'une conscience existe. Pour autant, je ne dirais jamais qu'il n'existe pas, je n'en sais rien du tout. Et je vis très bien avec cette incertitude... :)

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EDIT : ce que je dis concernant le fait de ne pas savoir, et donc de ne pas me prononcer, est valable pour toutes les autres croyances que je n'ai pas choisi d'adopter ... car oui, j'ai choisi d'adopter quelques croyances, mais en connaissance de cause, pas parce qu'on m'aurait converti ou parce que j'ai été éduqué dedans ;)

Croyance et savoir

Je pratique le véritable scepticisme, pas le pseudo-scepticisme si communément répandu
Quand je sais, c'est une connaissance ou un savoir.

S'il n'y a rien de tangible, de vérifié ou de vérifiable, je dis que je ne sais pas ! C'est peut-être vrai ... ou pas !
Quand je ne sais pas, je peux choisir de croire ou ne pas croire, ou de rester dans le doute, sans certitude. Mais c'est un choix ! Et je suis conscient que c'en est un ! ;)

Interview pour Radio CHU Bordeaux

La semaine passée, j'ai été invité par Radio CHU Bordeaux dans l'émission Good Morning CHU : cliquez ici pour l'écouter.    

Enfin une interview mise en ligne et qui ne passe pas aux oubliettes car pas assez en accord avec ce que l'interviewer pense et voudrait que je dise ! Et pourtant, je trouve que je balance dans celle-ci. Ce n'était pas le cas dans les précédentes...

Il y a eu assez peu de coupes au montage. Je n'ai malheureusement pas pu forcément tout détailler ni parler de tout. Les réponses à certaines questions qui m'ont été posées par les jeunes auraient pu prendre largement plus que les 30 minutes de l'émission !
Contrairement à ce que je dis dans l'interview, l'esprit du mentalisme est très ancien, il date de l'antiquité grecque.

J'aurais aimé plus détailler ma vision du mentalisme et parler d'intuition, d'énergie, etc.
C'est ce que j'ai d'ailleurs fait ensuite, mais hors antenne, pendant plus d'une heure et demi !

Le changement ou début d'un autre cycle

Je pense qu’on apprend chaque jour quand on le veut, de toute chose dans notre vie.

Parfois les choses nous semblent immuables et on aimerait qu’elles le soient.
On aimerait pouvoir contrôler les changements dans notre vie.

Seulement voilà, parfois des événements inattendus surviennent qui viennent chambouler tous nos projets, notre vie, notre bonheur…
Un jour on choisit ensemble des abat-jours pour la maison et on réfléchit au moyen de vous aménager plus de place et un espace à vous. Le lendemain, on vous annonce, après 2 ans de vie commune, sans préavis, sans possibilité de changer quoi que ce soit, presque froidement, que tout est fini !

Et même si l’autre vous dit que ce n’est pas votre faute, que vous avez presque trop bien fait, on pense forcément à tout ce qu’on a sans doute loupé, à tout ce qu’on aurait pu faire autrement, du faire autrement. Mais c’est trop tard !

Est-ce la loi de l’équilibre ? Je ne sais pas mais le même jour, quelques heures plus tard, je reçois plusieurs propositions intéressantes dont une pour me produire 2 fois par semaine toute l’année. De quoi me permettre de combattre l’abattement…

Une fois remis du KO, une fois la panique passée et ce sentiment de vide, d’abandon passés, recentré sur le comment faire et non le pourquoi, sur ce qui reste plutôt que sur ce qui est perdu, le présent et les projets plutôt que les souvenirs, les opportunités plutôt que les difficultés, la beauté du monde plutôt que la tristesse, l’esprit devient plus clair. Et je ressens une forte envie de continuer à avancer, à avancer malgré les obstacles. Je me rappelle que tout ce qui m’arrive contribue à me faire grandir et évoluer.

La seule chose que je peux contrôler c’est la manière dont je réagis, dont je fais face.

Le moteur du changement, c’est l’inconfort que l’on ressent dans une situation. Peut-être que ma vie était trop confortable pour me motiver ? Ou peut-être que je m’étais résigné ou que l’inconfort restait dans les limites du supportable ? Toujours est-il que je ressens un élan et une envie que je n’avais pas ressenti depuis un bon moment !

Je remercie pour cette épreuve, pour toutes ces épreuves, qui si elles me semblent pénibles, douloureuses, me prouvent que je suis encore vivant et plein d’énergie, que j’ai la capacité de rebondir et la force de continuer à avancer.

D’une certaine manière, j’y ai gagné en liberté, la liberté de suivre n’importe quel projet, où que ce soit, avec qui que ce soit, sans penser à d’éventuelles conséquences sur mon couple.

Je remercie mon ex-compagne pour toutes ces choses, même si je ne crois pas que c’était le but recherché.

Merci pour cette leçon de vie qui m’offre la possibilité de continuer à apprendre, apprendre d’autres choses, d’autres relations et qui sait peut-être un jour, une autre compagne…

Je me sens vraiment vivant, plein de gratitude et d’amour pour ce monde !