pensées

Des croyances

Croire que quelque chose n'existe pas simplement parce qu'il n'y a pas de preuve de son existence, est une croyance en soi. Une absence de preuve n'est pas une preuve d'absence.
 
D'ailleurs comment pourrait-on voir ces preuves si on a déjà décidé de ne pas croire ? "On ne voit que ce en quoi on croit déjà"
 
Une petite précision utile... Avoir une croyance, c'est croire en quelque chose pour lequel il n'y a pas de preuve absolue: Dieu, la vie extraterrestre, la vie après la mort, les fantômes, la voyance, etc...
 
Quand on essaye de convaincre les autres qu'ils ont tort de croire ou de ne pas croire, qu'on affirme que nos croyances sont meilleures que celles des autres ou qu'elles ne peuvent être remises en cause (surtout si en plus on émet un jugement de valeur sur ces personnes ou leurs croyances), croyance contre croyance, une histoire d'opinion en somme, c'est de l'intégrisme ou du dogmatisme !
 
(Intégrisme: attitude des croyants qui refusent toute évolution - Dogmatisme: caractère des opinions affirmées comme des certitudes, des vérités indiscutables)
 
Beaucoup se prétendent cartésiens ou sceptiques et disent que c'est pour cette raison qu'ils nient l'existence de pratiquement tout ce que la science ne considère pas comme vérifié (accessoirement, bien souvent leur monde me semble bien triste et trèèèès matériel !) Pourquoi pas ? En fait, ça pourrait même être une bonne chose d'être cartésien ou sceptique (pas de nier systématiquement), si tant est qu'on sache réellement de quoi on parle et qu'on le soit vraiment !
 
Un sceptique c'est quelqu'un qui applique le doute systématique, c'est à dire qui n'accepte rien sans l'avoir auparavant validé par lui même. Il ne se prononce pas sans preuve, donc quand il n'en a pas, il ne dit pas: "je crois que ça n'existe pas", il dit: "je ne sais pas !"
 
Une personne cartésienne, c'est une personne qui applique la démarche de Descartes dans son fameux ''Discours de la Méthode''. La seule chose que la plupart en connaissent c'est le fameux "Cogito ergo sum", en français "Je pense donc je suis". Il part de ce postulat pour tout redémontrer dans la plupart des domaines de l'époque (scientifique, philosophique et métaphysique). Les pseudos cartésiens feraient bien de le lire réellement car dans la quatrième partie, il démontre l'existence de Dieu ainsi que de l'âme, chose que les personnes se réclamant de sa démarche ont tendance à oublier !
 
Soit dit en passant, la plupart de ceux qui se réclament d'une soit-disant démarche scientifique rationnelle ne sont ni logiques ni rationnels puisque certaines de leurs vérités ne sont pas vérifiées elles-mêmes et ne seraient donc, ni plus ni moins, qu'une certaine forme de croyances ! [*]
Étrangement, quand il s'agit de politique, je trouve ces personnes tout à coup beaucoup, beaucoup moins "critiques" ! ... dans ces nouvelles religions où des prêcheurs transmettent la parole d'un prophète à des fidèles qui l'acceptent sans jamais la remettre en cause, et qui le suivent aveuglément - pour reprendre le discours que je les entends souvent tenir pour parler de la religion ou des croyances qui ne sont pas les leurs !

[* quand il ne s'agit pas de carrément répandre des hoaxes plus ou moins nauséabonds, la plupart du temps liés à une idéologie dont les valeurs sont entre autres le racisme, l'homophobie, la remise en cause de certaines prestations sociales, etc. sous couvert de pseudo-nationalisme ! Mais c'est un autre débat...]
 
J'entends souvent l'argument qui consiste à dire qu'on veut éclairer les crédules. FOUTAISES !

D'une part, ce serait prétendre détenir la vérité (sachant que je ne pense pas qu'il puisse n'y en avoir qu'une; nous nous construisons notre propre réalité) et que ces personnes se trompent, ce qui est très loin d'être le cas pour les raisons évoquées précédemment.
Et d'autre part, c'est avec une telle démarche qu'on a imposé de force les valeurs (et les croyances !) occidentales à des populations qui n'en avaient pas besoin, dont la civilisation était tout aussi valable, pour mieux pouvoir les asservir et les exploiter ("c'est pour leur bien !")

Pour ma part, permettez moi de m'interroger sur les réelles motivations qui sous-tendent une telle démarche...
 
Nous avons tous besoin de croire en quelque chose, quoi que ce soit: que la science est toute puissante, que les hommes politiques peuvent changer les choses sans que nous ayons besoin de changer nous même nos comportements, que les hommes politiques sont des gens bien, que Dieu existe, qu'il existe autre chose ailleurs, qu'il existe autre chose après la mort, que demain sera mieux qu'hier, que quelque chose autour de nous nous protège et nous guide ou nous envoie des messages, etc...
 
Pourquoi ne pas tolérer et accepter que nous sommes tous différents, nous enrichir mutuellement de nos mondes respectifs ?
 
Personnellement, je préfère vivre dans un monde riche, varié et dans lequel le merveilleux pourrait exister que dans celui froid et matérialiste que certains voudraient nous imposer !

De la curiosité : savoir ou ne pas savoir ?

La curiosité est-elle un vilain défaut ?
J'ai toujours pensé au contraire que c'était une qualité.

Pourtant, si on ne veux pas savoir quelque chose, si on ne veut pas souffrir de savoir certaines choses, peut-être vaudrait-il mieux ne jamais les découvrir. Quand il y a une réponse qu'on ne veut pas avoir, mieux vaut ne pas poser la question, non ?

Malheureusement, parfois ces choses, ces réponses qu'on préférerait ne pas avoir, viennent à nous sans qu'on les ait vraiment cherchées. Faut-il écouter ces réponses ? Faut-il regarder les choses en face ou bien, pour préserver l'image qu'on se faisait des personnes, pour préserver l'amour qu'on pouvait ressentir pour elles, pour ne pas souffrir, ne vaudrait-il pas mieux faire en sorte de ne pas savoir ?

Par exemple, cette amie qui nous dit certaines choses, peut-être pour nous ménager, et pour laquelle les circonstances, le hasard, nous amènent à découvrir qu'elle nous a menti. Faut-il écouter, regarder les choses en face, constater qu'il y a eu mensonge, ou bien faut-il se boucher les oreilles, détourner le regard et passer son chemin ?

Que faire ensuite ? Comment vivre avec ça ? Est-il possible de faire comme si on ne savait rien ?

Sans doute parfois vaudrait-il mieux ne pas savoir, ou peut-être, ne pas tout savoir...
Je crois pourtant que le hasard n'existe pas. Si j'ai découvert certaines choses, c'est forcément pour une bonne raison, pour m'en apprendre plus sur moi-même. C'est donc à moi ensuite de découvrir quoi et pourquoi !

Des rencontres

Il est des personnes qui nous apportent sans le savoir ou le vouloir vraiment ;
Des personnes qui nous aident à faire un deuil, à avancer, à guérir ;
Des personnes qui nous aident à clarifier nos pensées et ouvrir les yeux ;
Des personnes avec une telle énergie positive, un tel amour pour les autres et une telle lumière qu'à seulement les cotoyer nous nous sentons mieux ;
Des personnes qui nous inspirent en nous contant des histoires ou bien leur propre vie, pleines d'aventures parfois extraordinaires.

J'aime à croire que les rencontres que nous faisons ne sont pas dues au hasard, qu'il existe une certaine synchronicité, une résonnance entre les choses, nos actions et les personnes que nous croisons, qui nous guident, nous poussent vers les personnes que nous devons rencontrer, pour qu'elles nous transmettent un message, nous permettent d'apprendre quelque chose sur nous-même ou bien nous apportent quelque chose dans notre vie.

Grâce à elles, tout devient possible : des coïncidences se produisent, des choses positives arrivent et se mettent en place, et pas seulement celles que nous attendions, ou celles auxquelles nous nous attendions, ou encore ... celles que nous avions cru attendre !

Je remercie pour ces rencontres. Je remercie également ceux qui ont permis ces rencontres, parfois sans le savoir ou le vouloir, et ceux sans lesquels (par leurs actes, leurs choix et leurs conséquences) ces rencontres n'auraient pu avoir lieu. Et enfin bien sûr, je remercie  ces personnes rencontrées pour tout ce qu'elles m'ont apporté et appris, pour leur inspiration, leur énergie, pour ce qui en a découlé et ce qui va en découler...

De la prescience

Je sais que je devrais suivre mon intuition. Je le sais et pourtant trop souvent, je ne lui fais pas assez confiance. J’analyse, j’étudie, je soupèse et je décide d’aller dans un chemin complètement différent de celui qu’elle me suggère ! C’est un peu comme lorsqu’on vous conseille de faire quelque chose et que, bien que vous sachiez par avance que c’est la bonne chose à faire, bien que vous sachiez que vous vous trompez, vous décidez de faire autrement !

En fin de spectacle, inévitablement des questions sur la prescience reviennent. Ce sont des questions que se posent certainement également beaucoup de sensitifs dès lors qu’ils ne restent pas prisonniers de leurs croyances ! Ce sont des questions auxquelles je n’échappe pas moi-même et je n’ai malheureusement aucune certitude, aucune réponse à celles-ci, juste mes propres croyances…

J’en ai, d’une certaine manière, fait ma profession, pourtant ainsi que je le dis dans mon spectacle, je me pose constamment la question : intuition ou imagination ?
En d’autres termes, lorsque je ne sens pas quelque chose, est-ce mon intuition qui me parle ou bien n’est-ce parfois qu’une simple projection, voire une projection de mes peurs et de mes doutes ?
Certes, il m’a toujours semblé plus simple de voir pour les autres, surtout des inconnus, que pour moi, lorsqu’il n’y a aucun affect ou bien lorsque je ne suis pas impliqué moi-même.

Lorsque je pressens quelque chose, suis-je enfermé dans cette vision ou bien est-ce moi qui en précipite, en provoque l’issue à cause de ces projections ?

L’avenir est-il écrit et en suis-je prisonnier ou bien, tel face à une prévision, je peux m’en prémunir voire complètement changer le cours des événements ?

Par exemple, si je te prédis qu’un peu plus loin sur le trottoir sur lequel tu chemines, il y a un trou qui te fera chuter. Tu pourras faire un écart pour l’éviter et ainsi ne pas tomber. Je veux croire que c’est ainsi que les choses fonctionnent. Sinon, où est le libre arbitre ? Où est le choix ? Où est l’espoir ? Et surtout quel intérêt y aurait-il alors à entrapercevoir l’avenir ?

Pourtant, même en sentant ce qui va arriver, il m'arrive d'être dans l’incapacité d’y échapper, dans l’incapacité de modifier quoi que ce soit à la trame des événements que j'entrevois, en fait, le plus souvent, c'est comme si je ne parvenais pas à entrevoir d’autre issue possible !
La seule chose qui me reste alors à faire, c’est accepter et m’adapter (par anticipation), même si parfois je m’y refuse.

Mais peut-être est-ce simplement que je deviens fataliste ou bien encore que mon état d’esprit actuel suite à certains événements récents dans ma vie, fait que j’ai un peu de mal à voir les issues favorables à ces mêmes événements. Je voudrais croire que c’est la deuxième solution et que ce n’est donc que temporaire…

Nos expériences

Nous sommes le fruit de nos expériences. Celles-ci nous permettent de grandir et progresser, parfois très douloureusement ! A tel point que parfois, j'aurais préféré ne pas vivre certaines choses.

Seulement voilà, si j'ai vécu cette chose, c'est peut-être que j'en avais besoin pour avancer, ou dit autrement, pour ceux qui ne voient pas de cette manière, en quoi cette expérience va pouvoir m'apprendre quelque chose, sur moi, sur les autres ou sur la vie ? En quoi cette expérience va-t-elle pouvoir me servir ? Comment vais-je pouvoir l'utiliser ?

Lorsque j'aurai trouvé la réponse à ces questions, je pourrai alors remercier celle qui m'a permis cette expérience de vie que je trouve pour le moment douloureuse et choquante !

La réalité ? ... ou nos réalités ?

"Ce que l'homme appelle vérité, c'est toujours sa vérité, c'est-à-dire l'aspect sous lequel les choses lui apparaissent." - Protagoras

"La réalité n’est qu’une illusion, bien que très tenace." - Albert Einstein

J'en parle régulièrement : NOUS SOMMES DES CONSTRUCTEURS DE RÉALITÉ !

Même si ça peut rassurer de croire le contraire, LA réalité n'existe pas en tant que telle, il n'y a que des réalités que nous construisons en fonction de notre capacité à percevoir, de notre niveau de conscience, de nos croyances, de notre point de vue sur les choses, de notre vision du monde (liée le plus souvent à ce qu'on nous a fait croire que le monde était) et de nos objectifs qu'ils soient conscients ou pas. Cette réalité que nous nous sommes construite évolue donc en fonction de l'évolution de toutes ces choses !

En changeant juste un seul de ces éléments, notre réalité elle-même change. Nous pouvons changer notre réalité et non plus la subir ! (ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit, des évènements arrivent, je ne parle pas de ça, je parle de changer la manière de les percevoir, donc de les ressentir et de réagir)

Prendre conscience et accepter que cette réalité n'est qu'une sorte de croyance d'une part et que ma réalité peut ne pas être la même que celle des autres sans pour autant qu'ils se trompent d'autre part, est un premier pas vers moins de souffrance et permet aussi de mieux comprendre et accepter les autres ;)